PERMACULTURE FAMILY  —   SOIGNER LA TERRE SOIGNER LES HOMMES
#25# THAILANDE, de Bangkok à Chiang Mai

#25# THAILANDE, de Bangkok à Chiang Mai

Le 12 mai 2019

#25# THAILANDE, de Bangkok à Chiang Mai

Hi everybody 😊

Bye bye Australia, nous nous envolons pour l’Asie. Après une courte halte à Singapour, les aventures continuent à Bangkok, la capitale de la Thaïlande !

Bangkok, la dernière capitale thaïlandaise depuis la fin du 18ème siècle

Nous voilà dans l’aéroport ultra climatisé de Bangkok. Nous craignons de sortir tant nous devinons la fournaise de la capitale thaïlandaise ! L’air est saturée d’humidité et de pollution (microparticules) comme indique l’application smartphone !!! 42 degrés, bien plus chaud que Madagascar. C’est parti pour 4 jours de visite dans la chaleur de la ville. Pas si simple de visiter Bangkok ce dimanche 6 mai car nous sommes en plein couronnement du roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn ou Rama X qui a été sacré ce samedi. Trois jours de fastueuses cérémonies battent leur plein au cœur de Bangkok au moment de notre arrivée…
Il est monté sur le trône le 1er décembre 2016, un mois et demi après la mort de son père le roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX). Mais le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn aura dû attendre presque deux ans et demi pour être sacré. Les militaires au pouvoir ont alloué l’équivalent de plus de 27 millions d’euros pour les cérémonies !!! Il y a des milliers de personnes juste en bas de chez nous, tant de monde que l’on peut à peine sortir de l’immeuble ! Tous les temples de la ville sont fermés alors on se lance en immersion et décidons de rejoindre la foule dans la rue ! Nous sommes bien accueillis par les Thaïs qui veulent souvent prendre des photos avec nous ! des Français qui viennent célébrer le couronnement du roi, cela les intrigue !
Si Bangkok est devenue une des plus importantes mégalopoles d’Asie depuis le dernier couronnement d’un roi thaïlandais – celui de Bhumibol Adulyadej en 1950 -, le sacre du monarque reste régi par des us et coutumes séculaires. Le premier acte s’est donc joué le samedi avec la « purification royale ». A 10h09 du matin très exactement – une heure choisie avec le plus grand soin en fonction des astres – le roi Maha Vajiralongkorn, en tunique blanche, reçu sur la tête de l’eau sacrée provenant de rivières de Thaïlande, au sein du Grand Palais de Bangkok. Puis le patriarche suprême du bouddhisme et le grand prêtre brahmane, d’obédience hindoue, lui ont versé sur les mains de l’eau récoltée à travers tout le pays. Maha Vajiralongkorn, qui a pris le titre de Rama X de la dynastie Chakri, s’est ensuite rendu dans la salle du trône et a pris place sous l’ombrelle à neuf étages, symbole du caractère sacré de la fonction.
Après deux heures de marche au milieu de la foule en liesse, nous sommes épuisés et nous n’avons plus d’eau ! 42 degrés à l’ombre et tous les magasins sont fermés, on peine à avancer ! et puis comme par miracle, une fontaine ambulante d’eau glacée s’offre à nous, nous voilà sauvés ! Sans le savoir, nous basculons dans le quartier touristique de Bangkok et comme tous les Européens présents, on cherche l’air conditionnée, nous nous engouffrons dans un salon de massage, pur moment de bonheur, il y fait à peine 20 degrés. Le premier massage en Thaïlande nous ravit et nous réconcilie avec la ville où l’on frôle l’asphyxie !

Le matin suivant, nous allons enchainer frénétiquement les visites de temple. Imposant, majestueux, le Wat Phra Keo (en thaï : วัดพระศรีรัตนศาสดาราม), ou Temple du Bouddha d’émeraude, est un temple bouddhiste situé dans le cœur historique, l’un des lieux sacrés les plus importants de la Thaïlande. Le Wat Phra Keo désigne non seulement le temple contenant le Bouddha d’émeraude, appelé ubosot, mais également l’ensemble des édifices situés dans l’enceinte du complexe architectural sacré. Le Bouddha d’émeraude, situé dans l’ubosot, est une statue haute de seulement 76,2 centimètres, sculptée dans un unique jade au XVe siècle. Selon une légende, la statue était recouverte de stuc doré à sa découverte. Selon une autre légende, elle se serait trouvée à l’intérieur d’une autre statue, faite d’argile. Le Bouddha d’émeraude a été découvert en 1431, dans l’un des temples de Chiang Rai, avant d’entrer plus tard en possession du roi Rama Ier. Les vêtements de la statue sont changés plusieurs fois par an, par le roi lui-même ou par les ministres du temple.
Deux lions de bronze sont postés à l’entrée du temple, apportés du Cambodge par le roi Rama Ier. La base du temple est ceinturée de statuettes de garudas, plaquées d’or, tenant chacune deux nâgas entre leurs griffes. Portes et fenêtres sont ornées de motifs dorés ou en céramique de verres colorés.
L’intérieur de l’ubosot est recouvert de peintures murales datant du règne de Rama III. Nous avons parcouru le temple pendant plus de trois heures. Les enfants sont très impressionnés par la beauté des lieux et plongent dans l’ambiance bouddhiste, de façon naturelle, ils se mêlent à ceux qui prient. Bien sûr, nous nous déchaussons comme le veut la tradition et charmés, nous rentrons dans le temple, sous les chants de ceux qui prient, nous entrons en méditation aux pieds du Bouddha d’émeraude, c’est bien la première fois que cela nous arrive ! Une expérience qui se répétera dans de nombreux temples Thaïlandais…
Guidés par Bouddha (le narrateur de notre voyage en Asie !), nous ressentons pleinement le changement de continent, de culture, de religion. Finalement lorsque l’on y pense bien, ce voyage autour du monde ressemble à une longue séance de médiation ! Chacun de nous 4 explore son moi profond, ses limites, nous découvrons nos forces mais aussi nos faiblesses ! Pas toujours évident de vivre ensemble 24h sur 24, mais c’est le jeu de ce voyage autour du monde ! Ces temps de méditation ont apporté quelque chose de nouveau à notre périple, une dimension plus spirituelle peut-être.

Autre visite, celle du Bouddha couché, c’est l’un des lieux les plus populaires de la ville : Wat Pho. C’est un bouddha inclinable (Wat Phra Chettuphon js Mangkhlaram Ratchaworamahawihan), figure de Bouddha en position couchée, la plus grande de toutes celles de Thaïlande avec 43 mètres de long et 15 mètres de haut. L’architecture de temple de Wat Pho très similaire au Grand Palais de Bangkok ! C’est l’une des icônes de la ville et c’est aussi plus ancien temple de Bangkok, qui remonte à la période du roi Rama bien avant la mise en place de Bangkok. Muets, impressionnés, nous parcourons la grande salle, nous n’avons jamais vu une divinité aussi grande. Croyants ou pas, l’on ne peut être que émerveillés devant tant d’immensité…

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Ayutthaya, l’ancienne capitale du royaume du Siam

A peine une heure de train pour rejoindre l’ancienne capitale du royaume du Siam détruite par les envahisseurs birmans en 1767 ! De nombreux vestiges de temple (qui se dit « wat » en Thaï) construits par les rois successifs de 1300 à 1700, sont encore visibles partout dans la ville comme au Wat Ratcha Burana et au Wat Maha That où l’on peut observer une grosse tête de bouddha entrelacée dans les racines d’un arbre centenaire. En effet, lorsque les Birmans ont envahi Ayutthaya, ils ont décapité presque tous les bouddhas de la ville !!! D’autres sites ont été magnifiquement rénovés comme le Wat Phananchoeng Worawihan avec ses grandes rangées de bouddhas avec tête cette fois-ci 😊, le Wat Phra Si Sanphet en bord de rivière, le Wat Worachettharam et son immense bouddha couché de 43 mètres de long, le Wat Yai Chaimongkol et le Wat Chaiwatthanaram pour ne citer que ceux-là. Pour les enfants et nous, ce fût déjà beaucoup d’informations à ingurgiter 😉. Il existe plus de 300 temples dans la ville d’Ayutthaya !!! C’est visite des temples le matin lorsque la température n’a pas encore atteint 30° degrés, puis c’est devoir l’après midi dans la petite auberge familiale où nous logeons. Louis & Esteban passeront beaucoup de temps avec Penda et Star Fish, les filles de notre hôte. La communication désormais en anglais est déjà assez fluide finalement ! Avec quelques mots de vocabulaire en plus, c’est parti 😊.

C’est ici que nous verrons nos premiers éléphants d’Asie…malheureusement surmontés par des touristes japonais en masse dans la ville. Malgré sa robustesse, la colonne vertébrale d’un éléphant ne peut pas supporter durablement le poids de deux personnes dans une nacelle, seulement celle de son cornac qui est sur sa tête à la rigueur. Nous expliquons aux enfants que nous iront revoir les éléphants dans un autre cadre quelques jours plus tard…

Chiang Mai, au paradis des temples

Ce soir, nous quittons Ayutthaya, ses temples et sa chaleur infernale direction Chiang Mai ! 12h nous sépare de cette ville mythique. Ce voyage en train de nuit au cœur des campagnes thaïlandaises fait partie des moments magiques du tour du monde, c’est la pleine lune, l’air est frais, nous entendons le bruit de la locomotive. Dans nos lits couchettes, nous racontons à Louis et Esteban nos souvenirs d’enfance dans les trains de nuit. Ces moments de calme et de paroles sont rares ! Le tour du monde est une course, les incidents, les joies, les visites, les bus, les auberges, les campings. Parfois, on se sent chronométré !! Voilà pourquoi ce moment avec nos enfants la nuit dans le train a été si apprécié ! Nous arrivons aux aurores dans la petite gare de Chiang Mai, la deuxième plus grande ville de Thaïlande, située dans le Nord du pays. Nous avons adoré. Nous n’avons pas choisi Chiang Mai au hasard. La ville est connue des nomades du monde entier pour sa beauté, son mystère et sa grande qualité de vie ! Immédiatement, nous nous y sentons bien. C’est une ville à l’asiatique sans unité architecturale. C’est bien ça qui créé le charme de la petite cité ! Le centre historique est constitué de ruelles qui serpentent tranquillement entre les habitations et les temples bouddhistes.
Le centre-ville de Chiang Mai est fortifié. C’est un large carré, entouré de remparts. Les commerçants ont beaucoup de goût. Ils sont particulièrement doués pour mélanger l’ancien au neuf. Dans la ville, il règne une ambiance française de brocanteurs, artisans et même bouquinistes ! C’est en visitant les temples que l’Asie s’est rappelée à nous. Comble de beauté et de merveille, nous avons eu le chance d’assistera défilé des moines orangés. Ici tout est ferveur, chant, piété et passion pour Bouddha. Les moines font quotidiennement le tour de leur quartier avec un bol pour quêter de la nourriture auprès des habitants. C’est un système instauré par Bouddha lui-même, afin que les moines restent en contact avec la population et ne partent pas s’isoler dans la montagne, comme dans d’autres religions.

Wat Chedi Luang fait partie des temples les plus impressionnants de la province de Chiang Mai. Il est ainsi nommé Chedi Luang signifiant Chedi Royal, du fait de son emplacement qui se situe juste à proximité du palais royal. C’était le temple dans lequel se réfugiait les rois du Royaume de Lanna. Il est le résultat de la fusion entre deux temples répondant respectivement au nom de Wat Ho Tham et Wat Sukmin. C’est durant le règne du roi Saen Muang Ma que débuta la construction du temple (1391).
Le jeune successeur fit alors incinérer son défunt père et ordonna la construction d’un pavillon royal pour y entreposer les cendres de ce dernier. Ce bâtiment prit la forme d’un Chedi auquel on attribua le nom de Ku Luang, ce qui signifie littéralement « grand sanctuaire majestueux ». Pour honorer la mémoire de son père, le roi Saen Muang Ma ne se contenta pas de déposer les cendres dans le sanctuaire. Il y ajouta le tronc d’un banian en argent qui était la réplique exacte de l’arbre de la Bodhi (un figuier légendaire sous lequel s’était éveillé le Boddhisattva Siddharta afin de devenir le Bouddha historique). Il le recouvrit ensuite de feuilles et de branches dorées, avant de le placer dans l’excavation avec deux images de Bouddha (une image en or et une autre en argent).
Pour protéger le tout, le roi ordonna à ses hommes de construire, tout autour du sanctuaire, un gigantesque mur. Malheureusement, une dizaine d’années plus tard, le roi Saen Muang Ma mourut avant même que l’édifice ne soit terminé. Ce n’est qu’en 1475 que les travaux de construction furent terminés sous le règne du roi Tilokarat, soit exactement 84 ans après les débuts du chantier. Autant d’années mises au service d’un gigantesque projet qui ont permis d’édifier un monument historique de plus de 85 mètres de hauteur et 44 mètres de large, contenant plus de 28 000 reliques du bouddha et autres objets précieux de l’époque, dont l’image de Bouddha la plus vénérée de toute la Thaïlande, le fameux Bouddha d’Emeraude, aujourd’hui conservé avec soin à Bangkok dans le Wat Phra Kaew. Le Wat Chedi Luang était alors, sans conteste, le plus grand monastère de la province de Chiang Mai.
Vers 1545, la ville fut en proie à un tremblement de terre ravageur qui n’épargna pas le temple. Le sommet fut le plus touché par le phénomène et ironiquement, le royaume du Lanna de l’époque ne connut pas de roi. Une situation dont profita l’empire birmans qui pilla la ville en 1567. Durant leur occupation, les assaillants emportèrent bon nombre d’objets de valeur, notamment les reliques en or et en argent qui faisaient la renommée de l’édifice.
Dépouillé de tous ses biens, le Wat Chedi Luang perdit peu à peu de sa valeur et les siècles qui suivirent son déclin ne feront qu’empirer la situation. Le bâtiment ne fut jamais reconstruit, mais malgré tout ce qu’il a enduré, il demeure l’une des structures les plus imposantes de tout le pays.
Ce n’est seulement que dans les années 90 que l’UNESCO et le gouvernement japonais prirent les choses en main pour entamer de grands travaux de rénovation afin de redonner vie à cet édifice historique et en y ajoutant, par la même occasion, deux autres structures plus modernes qui viennent compléter le charme du complexe religieux…

Le Wat Phra Singh, autre temple, autre histoire. Alexa « Ce temple-là, je ne l’oublierais sûrement jamais tant j’ai eu peur… mais que s’est-il passé ? » Voilà toute l’histoire, je me déchausse et avec respect, je rentre dans le temple, et là je me retrouve nez à nez avec une momie…si, si une momie, il faut me croire ! Heureusement Stef me dit : « mais calme toi, aucune raison de paniquer c’est un moine mort qui a été embaumé » . Dans le temple principal, il y a 19 moines embaumés, !!! Avec les enfants, nous nous disions : « ils vont se réveiller c’est sûr !! » J’étais sidérée tant ces moines morts avaient l’air réels ! Momifier les plus vertueux d’entre eux est un moyen pour les temples d’offrir une source d’inspiration aux croyants. Certains, les plus respectés sont même transformés en statue d’or.
Le temple Wat Phra Singh a été construit en 1345 par le roi Phayu, cinquième souverain de la dynastie Mengrai, qui servait à l’origine à abriter les cendres de son père, le Roi Fu Kham. Quelques années plus tard, un viharn et quelques autres bâtiments ont été ajoutés pour donner naissance à un nouveau complexe que l’on nomma Wat Phra Lichiang. C’est seulement grâce à l’arrivée de la statue de Bouddha Phra Singh au temple en 1367, qu’il garda son nom actuel. Les années 1578 à 1774 ont été marquées par la domination birmane sur tout le royaume du Lanna et durant cette période, le temple a connu son déclin. Abandonné à son sort, il s’est considérablement dégradé au fil des années. Il a fallu attendre les débuts du XIX ème siècle et l’arrivée au pouvoir du roi Kawila pour que le temple retrouve son ancien éclat, grâce à d’immenses travaux de restauration et d’agrandissement, avec notamment la construction d’un chedi et d’un ubosot.

La suite des aventures de la Permaculture Family à Chiang Mai et ses alentours dans le prochain épisode

N’hésitez pas à laisser vos commentaires,

See you,

La Permaculture Family

La Gazette Centre Morbihan : le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family – la BOLIVIE

La Gazette Centre Morbihan : le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family – la BOLIVIE

Holà,
Le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family dans La Gazette du Centre Morbihan (10.05.19).
Retour sur notre passage en Bolivie en mars dernier, le Salar de la peur ;-( !

Hasta pronto,
La Permaculture Family

VIDEO AUSTRALIE # Robin CLAYFIELD, 30 years living in Crystal Waters ECOVILLAGE, Conondale

VIDEO AUSTRALIE # Robin CLAYFIELD, 30 years living in Crystal Waters ECOVILLAGE, Conondale

Hi everybody,
Fin avril 2019, la Permaculture Family s’est immiscée dans la vie des habitants de l’Ecovillage Crystal Waters à Conondale près de Manely à 100km de Brisbane sur la côte Est australienne. Durant notre séjour, nous avons particulièrement échangé avec Robin CLAYFIELD qui vit dans l’Ecovillage depuis 31 ans avec sa fille et sa petite fille. Designer, formatrice et auteure de nombreux ouvrages, elle en est l’une des fondatrices. Avec passion, elle nous a raconté l’histoire du site qui a connu de nombreuses difficultés à ses débuts notamment juridique ! L’Etat australien (comme beaucoup d’Etat) n’encourage pas ce genre d’initiative qui échappe parfois « aux règles conventionnelles ». Pourtant, l’Ecovillage est une source d’innovation exemplaire qui inspirera l’Etat lui-même dans années plus tard dans ses propres choix d’avenir !!! Alors !?! Seulement 4 projets ont pu voir le jour dans l’Etat du Queensland, les autres restent en attente… Ici, l’expérience de Crystal Waters est plutôt réussie même s’il existe un turnover modéré. Les habitants que nous avons rencontrés sont plutôt enchantés et ne reviendraient pour rien en arrière. 

Conçu en 1983 par deux permaculteurs pionniers, l’Ecovillage accueille 85 familles (soit environ 250 personnes) intelligemment réparties sur 20 hectares de terrain. Le projet de l’époque consistait à permettre aux familles de vivre ensemble dans la nature. Aussi la communauté initiale a acheté 260 ha de pâturage pour vaches puis a aménagé de nombreux étangs, des routes goudronnées, l’installations de l’eau potable pour tous et même de l’électricité même si la plupart des habitants possèdent leurs propres panneaux solaires. Puis chaque famille s’est installée sur un morceau de terrain sans contrainte pour construire son habitat mobile, semi dur ou dur en fonction des moyens de chacun. Les habitants sont désormais propriétaires de leur maison et de leur terrain limité autour de la maison (maxi 2000 mètres carré). L’intérêt du projet réside dans l’espace commun qui appartient à tous : forêts, prairies, étangs, chemin, ainsi que toute la biodiversité du site. Grâce à la mise en place de la règle du No dogs/ No cats (pas de chiens, pas de chats), les animaux sauvages pullulent et notamment les kangourous qui sont partout dans notre champ de vision. Ils sont curieux et les enfants passeront beaucoup de temps à tenter de les apprivoiser comme le renard et le Petit Prince 😉. Le réveil matin sous la tente est magique avec les chants entremêlés des oiseaux exotiques.

De bons moments partagés. Merci à tous les habitants pour leur accueil chaleureux.

Plus d’infos sur https://crystalwaters.org.au/

Bon visionnage
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La Permaculture Family

#24# AUSTRALIE, de l’Ecovillage Crystal Waters à la Grande Barrière de Corail depuis Cairns, fin du road trip

#24# AUSTRALIE, de l’Ecovillage Crystal Waters à la Grande Barrière de Corail depuis Cairns, fin du road trip

Le 4 mai 2019

#24# AUSTRALIE, de l’Ecovillage Crystal Waters à la Grande Barrière de Corail depuis Cairns, fin du road trip

Hi everybody 😊

Nous quittons le joli village de Nimbin dans l’arrière-pays pour rejoindre la côte. Nous passons rapidement par la ville de Golden Coast qui s’étend sur 50 km avec ces building plantés dans le sable de Surfers Paradise. En 2006, Q1 était la plus haute tour d’habitation du monde avec 323 mètres de haut pour 80 étages !!! « La côte d’or » est donc un haut lieu du tourisme australien très bling bling mais sans intérêt pour nous 😊. Même si la plage est magnifique, nous passons notre chemin pour rejoindre Brisbane.

Brisbane, 3ème ville du pays

Capitale de l’Etat du Queensland, c’est la 3ème plus grande ville d’Australie avec 2,5 millions d’habitants. Resté longtemps dans l’ombre, Brisbane s’est considérablement développé dans les années 80 à l’occasion des Jeux du Commonwealth puis de l’Exposition Universelle (1988). Construite sur les méandres du fleuve du même nom, Brisbane évoque une métropole américaine avec son centre très dense où se mêlent bâtiments victoriens et tours de verre et de bétons, et ses banlieues très étendues, aux petites maisons en bois surélevées avec véranda et jardin ! Elle est désormais la ville la plus dynamique du pays avec son architecture moderne et notamment sa splendide plage artificielle publique et gratuite (!) en plein centre-ville au milieu du magnifique parc arboré South Bank Parklands. La visite gratuite 😉 du Queensland Art Gallery nous apprend beaucoup sur les artistes australiens et sur l’art aborigène. Les enfants participeront à un atelier de fabrication de colliers inspirés des techniques aborigènes. Avant de quitter la ville, un peu de sport pour les enfants avec une séance de tennis grandeur nature.

 

 

 

 

Crystal Waters, le plus ancien écovillage d’Australie, 1983

De Brisbane, nous reprenons la route pour rentrer dans les terres. Deux heures de petites routes de campagne dans les forêts et nous voilà à l’entrée du célèbre Ecovillage de Crystal Waters, le premier du genre en Australie. Conçu en 1983 par deux permaculteurs pionniers, l’Ecovillage accueille désormais 85 familles (soit environ 250 personnes) intelligemment réparties sur 20 hectares de terrain. Le projet de l’époque consistait à permettre aux familles de vivre ensemble dans la nature. Aussi, la communauté initiale a acheté 260 ha de pâturage à vaches puis a aménagé de nombreux étangs, des routes goudronnées, l’installation de l’eau potable pour tous et de l’électricité même si la plupart des habitants possèdent leurs propres panneaux solaires. Puis chaque famille s’est installée sur un morceau de terrain sans contrainte pour construire son habitat mobile, semi dur ou dur en fonction des moyens de chacun. Les habitants sont désormais propriétaires de leur maison et de leur terrain limité autour de l’habitat (maxi 2000 mètres carré). L’intérêt de projet réside dans l’espace commun qui appartient à tous : forêts, prairies, étangs, chemin, ainsi que toute la biodiversité du site. Grâce à la mise en place de la règle No dogs/ No cats (pas de chiens, pas de chats), les animaux sauvages pullulent et notamment les kangourous qui sont partout dans notre champ de vision. Ils sont curieux et les enfants passeront beaucoup de temps à tenter de les apprivoiser comme le renard et le Petit Prince 😉. Le réveil matin sous la tente est magique avec les chants entremêlés des nombreux oiseaux exotiques.

Nous passerons une journée avec Robin Clayfield, une des fondatrices de l’Ecovillage qui y vit depuis 31 ans avec sa fille et sa petite fille. Avec passion, elle nous a raconté l’histoire du site qui a connu de nombreuses difficultés à ses débuts notamment juridique ! L’Etat australien (comme beaucoup d’Etat) n’encourage pas ce genre d’initiative qui échappe parfois « aux règles conventionnelles ». Pourtant, l’Ecovillage est une source d’innovations exemplaires qui inspirera l’Etat lui-même dans années plus tard dans ses propres choix d’avenir !!! Alors !?! L’Etat du Queensland ne dispose que de 4 écovillages et de nombreux projets ne voient pas le jour malheureusement. Ici, l’expérience de Crystal Waters est plutôt réussie même s’il existe un turnover modéré. Les habitants que nous avons rencontrés sont plutôt enchantés et ne reviendraient pour rien en arrière : 50% de retraités, 30% d’Européens dont des Français, Allemands et Hollandais. Comble du hasard (ou pas !), le boulanger du village qui fabrique le pain une fois par semaine est un Français ayant vécu plusieurs années à Tamatave à Madagascar où nous avons également vécu de 2015 à 2018. Avec sa femme japonaise et leurs enfants, ils vivent paisiblement dans ce paradis loin de leurs activités d’avant ! Tous les habitants n’ont pas encore la possibilité de « vivre leur métier » au sein du village et la plupart des actifs ont un travail à l’extérieur tout en restant à l’intérieur !?! comme ce Français qui fait du « support » (assistance en ligne) pour une entreprise de logiciel informatique. Il doit résoudre les problèmes de 7 clients  simultanément en chat depuis ces 3 écrans d’ordinateur…tout cela au milieu des familles de kangourous médusés qui viennent broutés l’herbe de sa pelouse! Une autre famille avec leurs 6 enfants vivent ici depuis 3 ans dans plusieurs bâtiments fabriqués de leurs mains! Une population variée se côtoie donc au quotidien dans une harmonie plutôt sereine.

L’Ecovillage, c’est aussi se retrouver régulièrement lors de différentes activités : le café-bar-spectacle, les soirées à thème, la boulangerie, les jeux d’enfants dont les nombreuses tyroliennes dans les arbres et les instruments de musique géants recyclés…

Ce qui n’a pas encore été développé, c’est l’école pour la 50 aine d’enfants de 0 à 18 ans. Un projet d’éducation alternative est en cours.

Nous avons adoré cette immersion de 5 jours au sein de l’écovillage et de ses habitants aux passés divers et variés. C’est avec émotion que nous devons quitter les lieux pour continuer notre road trip sur la côte Est.

Prochainement notre vidéo en ligne de Robin Clayfield, 30 ans de vie au sein de l’Ecovillage Crystal Waters

Plus d’infos sur : https://crystalwaters.org.au/

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Noosa Heads, entre yacht et surfers !

Le cœur gros, nous nous éloignons de Crystal Waters, de sa nature et de ses kangourous. Direction la ville très huppée de Noosa Heads, rappelez-vous, nous sommes attendus à la marina de « Noosa » (pour les intimes…). Nous sommes invités à dormir sur le yacht de Allan, le père de notre nouvel ami Ted, le champion de surf de Lennox Heads ! Ville ultra chic, Noosa Heads est considérée comme le St-Tropez de l’Australie. Certains disent que c’est un lieu incontournable pour les vrais surfeurs. Nous voilà donc en mode bohème sur la marina. Il est 17H et le soleil décline doucement. Nous retrouvons Allan pied nu dans la petite crique de Noosa, il est venu nous chercher en bateau qui est vraiment petit, alors nous sommes déçus ! En fait ce bateau sert simplement à nous emmener vers le fameux yacht ! Nous sommes rassurés ! Nous voilà donc embarqués sur les flots avec nos sacs à dos et Allan que nous connaissons à peine ! Il a l’air très heureux de nous accueillir sur son navire alors il nous sert le champagne ! Malheureusement, il ne reste pas avec nous, il doit aller à une fête. Nous serons seuls tous les 4 sur le navire, c’est complètement dingue ! Une nuit dans une marina australienne, c’est juste fou ! Et puis, on prépare le repas du soir et on dîne dans la belle salle à manger du bateau. Vous vous en doutez, le moment est unique ! Bercés par les flots du Pacifique, nous nous endormons dans les cabines, la nuit est douce, la lune est pleine, nos rêves sont emprunts de sérénité.
Levés 6H, soleil et super petit déjeuner sur le pont ! Et voilà notre hôte qui nous amène le breakfast !! Programme de rêve pour la matinée, Allan souhaite nous faire découvrir une petite plage sauvage du coin. Trop de chance, on a un guide privé. L’eau est turquoise, la plage est déserte ! En Australie, toutes les plages sont pourvues de douches, alors on en profite pour se laver 😊.

Sur la route entre Rockampton et Airlie Beach

Une longue route nous attend pour arriver à notre destination finale : Cairns ! On traverse des paysages australiens auxquels nous ne nous attendions pas : les pins à perte de vue et des milliers d’hectares de cannes à sucre qui serviront à fabriquer l’éthanol. Première halte, après avoir roulé plusieurs heures, nous arrivons en pleine nuit à Rockhampton dans le Queensland. Tous les campings sont fermés, l’heure est au camping sauvage alors on décide de planter la tente sur une petite aire de repos. Le lendemain, en sortant de la tente, nous avons la bonne surprise de lire ce magnifique panneau WARNING qui indique clairement de ne pas trainer dans les parages pour cause de crocodiles dans la rivière à à peine 5 mètres de notre tente. Oupsss on a eu chaud ! Après le python, c’était le crocodile…
On démonte la tente sans trop s’attarder puis direction Airlie Beach et sa piscine naturelle qu’on appréciera au coucher du soleil avant de nous mettre à la recherche d’un camping. On décide de ne pas renouveler l’expérience du camping sauvage, enfin pas tout de suite ! On passera la nuit avec les backpackers du monde entier. L’ambiance est bonne au barbecue !

Cairns, la Grande Barrière de Corail

Notre arrivée à Cairns se teinte d’une petite nostalgie car dans 3 jours, nous quittons l’Australie après 3300 km de road trip ponctués de rencontres, de famille, de nature et de partage. Dans le même temps, nous sommes heureux car demain nous partons sur la grande barrière de corail ! Pour info, la grande barrière de corail se situe au Nord Est au large des côtes australiennes. C’est le plus grand espace corallien du monde : 400 espèces de coraux différentes, 1500 espèces de poissons, 4000 espèces de mollusques. Le spectacle est varié, la beauté des eaux extraordinaire. L’intérêt scientifique y est énorme ! C’est aussi l’habitat d’espèces menacées d’extinction. Comme le dugong et la grande tortue verte. A peine arrivée sur la petite île de Green Island, nous embarquons sur un bateau à fond de verre pour une première exploration des lieux ! C’était dingue, nous avons pu observer des centaines de poissons, des coraux et surtout (et ça, on n’en revient toujours pas…) un requin, bon il était petit mais quand même ! Puis nous partons en excursion snorkeling et là le miracle s’est accompli, nous avons vu une tortue toute verte, elle est là sous nos yeux médusés, elle est passée là, rien que pour nous…à la grande joie des enfants !

« Merci l’Océan, merci les poissons, merci les requins, merci les tortues, merci l’Australie ! C’est avec une immense émotion que nous te quittons. L’Asie éternelle nous appelle désormais ! »

 

 

 

 

La suite des aventures de la Permaculture Family en Asie dans le prochain épisode.

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See you,

La Permaculture Family

#23# AUSTRALIE, de Sydney à Nimbin, le berceau de la permaculture, début du road trip sur la côte Est.

#23# AUSTRALIE, de Sydney à Nimbin, le berceau de la permaculture, début du road trip sur la côte Est.

 Le 24 avril 2019

#23# AUSTRALIE, de Sydney à Nimbin, le berceau de la permaculture, début du road trip sur la côte Est.

Hi everybody 😊

Lundi, nous arrivons à reprendre un rythme normal : lever 7H30 ! La journée qui nous attend nous remplit d’appréhension car c’est aujourd’hui que commence le road trip avec la super voiture de location de Travellers Autobarn. Nous allons devoir redoubler de prudence ! Ici on conduit à gauche, Stef va devoir changer ses habitudes ! Après avoir gratté quelques rétroviseurs dans le parking, nous prenons la route vers le Nord Est.

 

 

 

Les Blue Mountains, les forêts magiques d’eucalyptus

Vers 11H, nous partons dans les Blue Mountains (les montagnes bleues). 3H de route pour accéder au site, pas facile de trouver le chemin et la confiance en nous ! Conduire en Australie, c’est juste dingue, on n’en revient pas, du coup on stresse ! On s’est trompé de route à de nombreuses reprises et puis à force de persévérance, on a trouvé le fameux village des Blue Mountains : Katoomba. Ce village est célèbre en raison de la vue grandiose qu’il offre sur 3 sublimes monts : les Three Sisters (les 3 Sœurs). On arrive pile pour le coucher du soleil. Il disparait doucement derrière les pitons taillés par l’érosion. C’est clair, le spectacle valait vraiment le détour !! Pendant 15 minutes, les reflets des Three Sisters évoluent de l’ocre au rouge. La nuit est là et nous ne savons pas du tout où dormir !  Finalement avec notre application, nous avons trouvé un « free camping », comprenez ici camping gratuit. C’est un endroit caché au cœur d’une forêt, plutôt précaire mais pour une nuit ce sera parfait ! On se souviendra longtemps de cet endroit car nous y avons rencontré plein de Français et plus particulièrement une famille qui était comment nous en mode tour du monde. Nos voisins font un feu de camps pour y griller des chamallows pour tous les enfants qui crient de joie. Une soirée géniale en compagnie de Français très sympas ! Nous avons parlé jusqu’à minuit à la lueur de nos lampes de poche : voyages, cultures, rencontres, coutumes locales furent nos thèmes partagés. Nous avions le point commun d’être des backpakers, comprenez ici ceux qui « voyagent en sac sur le dos de façon autonome et à peu de frais ».  Et puis contre toute attente, un froid glacial (5°C) s’est abattu sur le campement. Nous sommes les seuls en tente (les enfants dorment dans la tente et les parents dans la voiture). Tous les autres campeurs sont en van ou même en camping-car ! Ainsi nos nouveaux amis n’ont pas eu froid contrairement à nous, congelés dans notre sac de couchage ultra fin « spécial pays tropicaux 😊 ». On a même pensé à l’hypothermie vers 3h du matin !!! Réveil féérique dans la brume au cœur de la forêt. Dès 6H, les campeurs se préparent pour les excursions et nous aussi. Nous partons pour une excursion de 4H dans les Blue Mountains. Certains comparent ces roches majestueuses aux monts du Grand Canyon américain. Effectivement cette randonnée fût une merveilleuse plongée dans des ravins escarpés.

Newcastle, les retrouvailles d’Alexa avec ses cousines après 20 ans de séparation !

Alexa « 15H, on prend la route direction Newcastle ! Mon cœur se serre, je vais retrouver ma cousine Candilyne. Je ne l’ai pas vu depuis 20 ans. Un retour en enfance s’opère. Candilyne est la cousine avec laquelle j’ai le plus joué lorsque j’étais petite. Nous étions très proches et nous voyions à chaque vacance et puis un beau jour, elle a quitté la France et est partie vivre en Australie, le pays de son père. La dernière fois que je l’ai vue c’était en France pour son mariage… »

 » Comment décrire cette scène en étant fidèle à ce que j’ai ressenti ? Alors voilà, nous arrivons de nos deux jours de vadrouille (camping sauvage en montagne) en mode nomade : sac à dos, poussière, un peu claqués par la route ! Nous sommes maintenant dans la rue très huppée de ma cousine : villas type Hollywood à perte de vue ! Ils nous attendent, on se serre dans les bras l’une de l’autre, on rit et on pleure ! C’était pour moi un grand moment du tour du monde !  Et puis surtout Louis et Esteban rencontrent leurs cousins : Luca, 9 ans, Charlie, 11 ans et Maxxis 13 Ans. Moment de silence et voilà qu’ils jouent ensemble comme s’ils se connaissaient depuis toujours ! C’était une soirée géniale. La grande maison de Candi est sublime, un peu comme dans les films, blanche, immense, lumineuse, du grand luxe. Cela nous change de notre vie de bohème ! Vie de bohème que l’on aime tout de même. Mais des fois le confort c’est reposant. Pour nous, la maison de Candi et de son mari Raoul fut un parfait havre de paix. Nous avons été embarqués dans leur vie à plus de 1000 à l’heure : séance d’acuponcture pour Stéphane dans la clinique de Raoul qui est acuponcteur, une aubaine pour lui qui avait des douleurs au dos qui ont finalement disparu grâce aux aiguilles magiques 😊. Candilyne nous emmène dans les grandes boutiques de Newcastle entièrement dédiées au surf !! Cela faisait des mois que nous n’avons rien acheté. Mais en Australie, le surf c’est un peu comme une religion. Alors Louis et Stef changent de look !  Nous voilà près pour la session surf organisée par Candilyne, prêts à affronter la vague parfaite. Les 3 enfants de Candi font régulièrement des compétitions sportives alors le niveau est plutôt excellent ! Nous n’avons pas pu rivaliser mais c’était le meilleur moment du séjour ! Pique-nique dans le plus grand parc de la ville, nous y avons vu des koalas pour la première fois ! La fin de la journée est marquée par la venue de Georgiana, la petite sœur de Candilyne. Georgiana a deux enfants : Dali et Ruben. Merci à elle d’avoir fait cette longue route pour que nos enfants puissent se connaitre !  »

Nous remercions sincèrement Raoul et Candilyne pour leur accueil unique et chaleureux !

Surf attitude de Port Macquarie à Byron Bay

Nous reprenons la route direction Port Macquarie : sa plage, ses lifeguards, ses surfeurs et ses rochers. La visite de l’hôpital des koalas était très instructive. Le refuge accueille les koalas blessés et se dédie à leur protection. Chaque année, un grand nombre d’entre eux sont victimes d’accidents de voitures. Le refuge est assez petit mais la visite est captivante ! Nous avons lu non sans émotion l’histoire de chaque koala hospitalisé : accident de voiture, morsure de chiens, incendie, maladies…

Ce soir, nous avons rendez-vous à Lennox Heads (près de Byron Bay) avec un champion de surf australien, Ted (on n’en dira pas plus car il veut rester anonyme !) mais ça c’est une autre histoire! Il nous prête la dépendance de sa villa pour deux jours ! C’est déjà pas mal 🙂 ! Byron Bay est une petite bourgade entourée d’une forêt luxuriante. Ce luxueux village abrite une communauté d’artistes et de cultivateurs bio issue du mouvement hippie des années 1970 ! Là aussi les surfeurs affrontent les vagues, c’est le spot des surfeurs les plus expérimentés, semble-t-il ! Nous avons marché plus de 5 H  sur le sentier qui borde la forêt de l’Arakwal National Park. Nous avons grimpé tout en haut de la falaise, et là haut le panorama est juste extraordinaire : les vagues et les plages à perte de vue. Le phare de Byron Bay marque le point le plus à l’Est du continent australien, c’est le phare le plus puissant du pays, avec un faisceau portant à 27 Miles nautiques (50 km). Notre dernière soirée est marquée par notre rencontre avec Mike, le frère de Ted. Il est super heureux de rencontrer des Français qui font un tour du monde en passant par l’Australie ! Ainsi la conversation s’engage avec Mike. L’échange se conclut par une invitation sur son yatch à Noosa Heads ! Nous n’avions même pas envisagé de passer par là, mais là on change nos plans ! Une nuit sur un yatch cela ne se refuse pas !

Nous quittons l’autoroute de la côte pour empreinter les petites routes de campagne à l’intérieur du pays. Le paysage est très vallonné et la forêt s’épaissie. Sur notre chemin, nous piqueniquerons aux Minyon Falls, des chutes d’eau de plus de 100 mètres de hauteurs. Un spectacle incroyable dans une nature éblouissante ! La randonnée balisée nous mènera jusqu’en bas des chutes impressionnantes pour une baignade tourmentée ! C’est l’occasion d’observer la nature à l’état pure, les arbres remarquables, les papillons et surtout les oiseaux comme les magnifiques diamants de Gould aux étonnantes couleurs.

Nimbin, le village berceau de la permaculture

Puis nous continuons vers le légendaire village de Nimbin. Mais que s’y passe-t-il ? C’est en 1973 que tout commence dans cette petite bourgade à 780km de Sydney lors d’un festival rassemblant des étudiants, altermondialistes et hippies qui veulent changer le monde. Si la consommation du cannabis y est encore tolérée, la philosophie de vie est tournée vers la permaculture. De nombreux sites permaculturelles et communautés ont fleuries autour du village de Nimbin. Après la visite des boutiques d’artisanat et de healthy food en centre bourg, nous allons visiter à la sortie du village le site de Djanbung Gardens, une communauté tenue par Robyn FRANCIS depuis 1993 ! Robyn est professeure émérite en permaculture depuis près de 30 ans. Elle vient de fêter sa 150ème cession de Permaculture Design Course (PDC), la formation diplômante de 15 jours qu’elle a composé avec Bill Mollison (1928-2016), le co-fondateur de la permaculture au niveau mondial. C’est avec plaisir qu’elle nous fait visiter son site de 2,2 ha en perpétuel aménagement. Nous aurons aussi l’occasion de discuter avec des jeunes australiens en woofing* ainsi qu’avec des familles en quête d’un autre futur pour leurs enfants. Des idées ingénieuses pour dépenser moins d’eau, recycler les « déchets », produire des aliments sains…

Plus d’infos : https://permaculture.com.au/djanbung-gardens/

*Le néologisme « wwoofing » est formé à partir des initiales d’une association née en Angleterre en 1971 et baptisée WWOOF : World Wide Opportunities on Organic Farms. L’idée est simple : 1. il s’agit d’aider un exploitant agricole ou un éleveur bio dans ses travaux ; 2. en échange de cette aide, ce dernier se propose de vous accueillir chez lui, gratuitement : 1. vous bénéficiez de son gîte pour dormir ; 2. de sa nourriture ; 3. et vous partagez le quotidien d’un habitant à l’autre bout de la planète 🙂 .

De retour à notre aire de camping, Alexa se retrouve nez à nez avec un serpent qui est en train de se faufiler sous la tente des enfants! C’est un python carpet affamé de plus de 2 mètres en quête d’une proie vivante ! Alexa rentre en crise de panique car c’est sa phobie. La moitié du camping se précipite ! Pendant ce temps, Stéphane et la responsable des lieux tentent d’éloigner la bête qui ne semble pas vraiment effrayée par les hommes. Et pour cause, la responsable du site le connaît bien, elle nous montre même des photos de lui sur son portable !?! Le python habite dans le creux d’un grand arbre de la petite forêt qui jouxte le terrain de camping. Il part chasser régulièrement de jour comme de nuit. Très lentement, le serpent mettra plus de 30 minutes à s’éloigner de la tente. Un beau spectacle pour les enfants mais un cauchemar pour Alexa. Impossible pour elle de remettre un pied sur cette aire ni même de regarder l’endroit, ce qui nous oblige à déplacer la tente sur un autre emplacement moins collé à la petite forêt 😊. Plus de peur que de mal pour ce python non venimeux mais qui nous a tous vraiment impressionné par sa taille contrairement aux Australiens habitués à un tel spectacle !?!

La suite du road trip en Australie de la Permaculture Family dans le prochain épisode,

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See you,

La Permaculture Family

#22# AUSTRALIE, amazing Sydney

#22# AUSTRALIE, amazing Sydney

Le 15 avril 2019

#22# AUSTRALIE, amazing Sydney

Hi everybody 😊

5h du matin, le taxi nous dépose à l’aéroport de Sao Paulo au Brésil. C’est bien la fin de notre périple de 7 mois en Amérique Latine semé de rencontres inoubliables. Après une halte par Santiago du Chili, 19 heures de vol et 36 heures de voyage quand même, nous atterrissons enfin en Océanie. Une arrivée magique ! Peut-être la plus belle arrivée dans un pays ! Bon, un peu claqués par les 13H de décalage horaire. Autant d’heures, cela ne nous est jamais arrivé !!

Cette arrivée dans Sydney la nuit est juste dingue. A travers la fenêtre du taxi qui nous emmène à notre appartement, Sydney nous séduit au premier regard. Ce coup de foudre était inévitable. La baie que nous devinons dans la nuit noire paraît d’une étincelante beauté. Et puis, le taxi traverse le Harbour Bridge (nous l’avions vu dans des films et là nous sommes dessus !). Ce pont, tel un joyau précieux, brille de 1000 feux. On se met tous à applaudir dans le taxi ! Peut- être le chauffeur a-t-il pensé que nous étions fous ? Peu importe, nous étions si heureux de débarquer en Australie ! Pour Alexa, c’est un peu un rêve qui se réalise, celui de retrouver sa cousine Candyline qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans !

Le taxi nous dépose dans la rue où nous logeons. Un endroit juste sublime. Petite déception quand même, nous n’avons même pas aperçu l’opéra emblématique de Sydney !  Et puis en arrivant devant notre porte, nous jetons un dernier coup d’œil derrière nous, et là tel un diamant surgit sous nos yeux l’Opéra ! Notre location est seulement à deux cents mètres de ce bijou blanc aux coques nacrées, une icône mondialement connue. Evidemment, nous dégainons l’appareil photo et puis on rentre se coucher, reprendre des forces, se reposer. Quatre jours de visites intenses de la ville nous attendent !

Contre toute attente, nous nous réveillons hyper en forme à 3H du matin ! C’est le jetlag qui commence. Que faire ? dans la famille, plus personne n’a envie de dormir ! Alors on prépare le petit déjeuner et les enfants se mettent à faire leurs devoirs ! Nous attendons avec impatience que le soleil se lève sur Sydney. Dans le même temps, nous sommes bien conscients que la fatigue risque de nous rattraper à un moment ou à un autre de la journée ! A 5h30 du matin, Esteban et Stéphane partent voir le lever de soleil sur l’Opéra, ils reviennent comblés.

Nous quittons l’appartement vers 7H du matin fin prêts à découvrir Sydney !

Première étape : traversée à pied du pont le Harbour Bridge. Nous dirions que c’est le symbole visuel de Sydney, à l’instar du Golden Gate Bridge de San Francisco ou du Tower Bridge de Londres. Nous sommes impressionnés par cette architecture métallique qui mesure 134 mètres de haut, 1149 m. de long et 49 m. de large, pour un poids de 53 000 tonnes !  La vue sur la baie de Sydney est majestueuse et turquoise. Le ballet de voiliers, de yachts, de catamarans qui se déroulent sous nos yeux, nous hypnotisent. Le spectacle est à la hauteur de ce que nous imaginions avec une vaporeuse clarté qui baigne de lumière les anses de la baie. Le spectacle est éblouissant ! Nous avions lu dans notre guide que la baie de Sydney était l’un des lieux les plus spectaculaire au monde. Nous confirmons. La baie nous a conquis !

Deuxième étape vers 9H du matin, nous précisons ici que nous ressentons tous les 4 les premiers signes de fatigue. Nous voilà donc dans le quartier des Rocks, l’ambiance y est londonienne ! C’est le plus vieux quartier de la ville, un dédale de ruelles pavées, d’impasses et de cours, de pubs historiques et d’anciens cottages ouvriers. C’est une plongée dans le passé colonial de la ville. Nous avons adoré !

Troisième étape : c’est le passage obligé au Musée d’Art contemporain de Sydney, on espère de tout notre cœur que les œuvres vont nous tenir éveillées. Nous rentrons dans le musée, nous sommes clairement atteints du syndrome du décalage horaire ! Le jetlag ou l’anarythmie circadienne (terme scientifique) rattrape Alexa qui s’endort sur le banc du musée ! Elle se réveille, il faut résister, visiter Sydney cela n’arrivera qu’une fois. Le musée valait vraiment le détour. Certains disent même que c’est la visite principale de Sydney ! Les œuvres sont une ode à l’art aborigène. Le MCA expose, collectionne et interprète l’art moderne et aborigène. Plus de 7000 œuvres d’artistes sont exposées. Ici l’art revêt toutes les  formes: sculptures, peintures, gravures, films, lithographies. Louis et Esteban ont couru de salles en salles, curieux, médusés. Certes certaines œuvres sont dérangeantes car elles évoquent le massacre des premiers peuples australiens. Mais il était de toute façon nécessaire d’évoquer avec nos fils l’histoire des aborigènes !  Il nous aura fallu deux heures et demi pour tout voir !

Quatrième étape : il est midi lorsque nous arrivons à l’observatoire de Sydney.  Le vieux bâtiment est juché sur jolie colline que nous avons escaladé malgré la fatigue et là nous avons découvert une super vue sur Sydney. Il faut se rendre à l’évidence, nous sommes en train de tomber amoureux de la ville ! Nous avons découvert un vrai observatoire astronomique et les enfants ne sont toujours pas fatigués ! Ils veulent tout voir ! Où vont-ils chercher l’énergie ? Ici les visiteurs du soir peuvent observer les étoiles et les planètes grâce à un télescope Schmidt-Cassegrain moderne de 40 centimètres et une lunette historique de 29 centimètres, construite en 1874.

14H, nous avons faim. Commence alors pour nous une marche interminable pour rejoindre le quartier chinois où nous souhaitons manger. Nous traversons les dizaines de tour de verre du Central Business District ! Ici les avenues rectilignes sont bordées des plus hauts gratte-ciels d’Australie. Vous l’aurez deviné, c’est le quartier du commerce et des affaires. Nous sommes loin de nos villages adorés d’Amérique latine !! Banques, grandes entreprises et groupes financiers internationaux ont ici leur siège pour l’Asie et le Pacifique. A l’ombre d’étincelants buildings de verre et d’acier se cachent aussi quelques beaux édifices coloniaux et églises en pierre, témoins architecturaux du passé. Nous voilà enfin aux portes de l’Asie : Chinatown s’offre à nous ! Les rues sont entièrement dédiées aux mets thaïlandais, chinois et japonais. Nous sommes épuisés, et avons à peine la force de manger ! Il est 16H mais pour notre horloge biologique, il est 4H du matin !

Aujourd’hui, c’est le grand jour, nous visitons l’Opéra. Nous l’avons vu, il est merveilleux. Ses grandes coquilles voûtées et entrelacées se dessinent dans le ciel bleu. L’Opéra a élu domicile sur une plateforme au milieu de l’eau tout près du Royal Botanic Gardens. Nous précisons ici que l’Opéra est une prouesse architecturale maintenant classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco ! Sa construction a duré plus de quatorze ans. Nous traversons maintenant le Royal Botanic Garden qui remonte à 1816. Il y là des pâturages, des potagers, des oiseaux : les perroquets – cacatoès à crètes huppées jaunes et des ibis cohabitent avec l’homme de façon très affectueuse ! Ici les arbres centenaires abritent les parterres de tulipes. Une serre tropicale luxuriante domine le jardin. La fatigue nous rattrape tous les 4 dès 15H ! Nous résistons et partons visiter l’Art Gallery of New South Wales. C’est un édifice majestueux de style classique. Ici l’art australien de l’époque coloniale est à l’honneur !

17H, nous clôturons la journée par la visite de la majestueuse cathédrale St Mary. Elle arbore un style néogothique époustouflant. Une ambiance mystique se dégage des rosaces, des gargouilles et des arcs-boutants. Le grés ocre de la ville donne à l’intérieur de la cathédrale une tonalité chaleureuse et feutrée. Nous ne trouverons pas de taxi et rentrerons à pied à notre appartement ! A 18H30 tout le monde dort !

Debout à 4H du matin, c’est mieux que rien, nous ressentons de moins en moins les effets du décalage horaire, il était temps ! Dimanche, c’est notre dernière journée à Sydney, on décide de faire comme tous les australiens : passer la journée à la plage. Nous voilà partis pour la plus mythique des plages australiennes : Bondi Beach. Là-bas, la baignade est fortement déconseillée, les courants sont très violents, seuls les surfeurs affrontent les vagues. Nous avons pu visiter la plus célèbre des piscines australiennes : l’icebergs club piscine. Ici, tout semble cool, la jeunesse et les surfeurs blonds sont à l’honneur. Ils sont venus chercher la vague parfaite !

La suite des aventures de la Permaculture Family dans le prochain épisode avec le début du road trip  sur la côte Est,

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See you,

La Permaculture Family

VIDEO BRESIL # Les secrets de la mandarine biodynamique chez ECOCITRUS, coopérative de producteurs de mandarines/oranges bio et équitable

VIDEO BRESIL # Les secrets de la mandarine biodynamique chez ECOCITRUS, coopérative de producteurs de mandarines/oranges bio et équitable

Hola,
Début avril 2019, la Permaculture Family était en visite chez ECOCITRUS, une coopérative de producteurs d’oranges et de mandarines créée il y a plus de 20 ans. Grâce au développement des marchés biologique et commerce équitable, ECOCITRUS compte désormais 100 producteurs autour de la ville de Montenegro, à 70 km au nord ouest de Porto Alegre, dans la région de Rio Grande do Sul, Sud Brésil.

Nous avons eu la chance de participer aux activités du moment:
récolte des mandarines vertes avec Ernesto,
– découverte du fonctionnement de la maison bioclimatique de Ignacio,
– élaboration de mixtures biodynamiques avec João et sa femme,
– visite du site agrotouristique de la ferme Casa do Atofona de Martín et pour finir
– visite de l’usine de fabrication des huiles essentielles de mandarines vertes.

De bons moments à partager. Pour plus d’infos sur Ecocitrus : http://ecocitrus.com.br/
Merci à toute l’équipe de Ecocitrus pour son accueil chaleureux.

Bon visionnage
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La Permaculture Family

#21# BRESIL, des chutes d’Iguazu à São Paulo en passant par la région des mandarines biodynamiques !

#21# BRESIL, des chutes d’Iguazu à São Paulo en passant par la région des mandarines biodynamiques !

Le 10 avril 2019

#21# BRESIL, des chutes d’Iguazu à Sao Paulo en passant par la région des mandarines biodynamiques !

Nous arrivons en bus à Ciudad del Este au Paraguay dernière ville avant de passer au Brésil. La ville grouille d’agitation et les véhicules se croisent dans tous les sens. Nous montons dans un bus qui indique Foz do Iguazu, la ville située de l’autre côté du pont au Brésil…A priori ici pas besoin de tamponner son passeport pour passer, on peut entrer et sortir librement !?! c’est bien la première fois depuis notre départ du tour du monde. Toutefois au moment d’entrée sur le pont de l’amitié, une petite guitoune indique « migración » alors on hésite, puis on fait stopper le bus de force ! Le chauffeur n’est pas content car on lui fait perdre du temps et aussi aux passagers !!! Sitôt descendus, le bus part en trombe. Nous nous retrouvons seuls au poste. Le douanier salut notre honnêteté car pour sortir du Brésil en avion, il faut effectivement un tampon d’entrée du Brésil et donc de sortie du Paraguay ! Ensuite, il faudra attendre 45 minutes pour qu’un bus veuille bien nous faire traverser le pont qui fait la frontière avec le Brésil. Arrivés au poste frontière, idem, on doit négocier avec le chauffeur du bus pour un arrêt. Il nous « jette » sur le trottoir et repart bruyamment…Un tampon à l’immigration brésilienne et nous voilà enfin au Brésil 😉 !

La frontière fourmille de véhicules…mais là, comble de tout, pas de bus, pas de taxi au poste ! Alors nous sommes à pied avec nos 45 kg de bagages sur le dos ! Parfois le voyage prend des allures de défi. En effet 2 km de marche nous attendent pour trouver notre petite maison brésilienne. La chaleur et la fatigue nous assaillent ! Pourtant, il nous faut chercher notre logis ! Le tour monde est parfois harassant ! Une fois arrivés dans notre gîte à Foz de Iguazu, il nous faut repartir faire des courses dans cette ville que nous ne connaissons pas. Bien sûr, nous avons l’habitude : trouver un marché, comparer les prix et les aliments… c’est le quotidien. Mais là, pas de chance, tous les commerces sont fermés à 17h ! Nous ne sommes pas récompensés de notre longue marche. Finalement, à force persévérance, nous trouverons des œufs et une bouteille d’eau ce qui est vital pour nous car en Amérique latine, l’eau du robinet n’est pas potable. Après 2h de marche nous rentrons à notre logis, épuisés mais heureux : nous allons manger et dormir, enfin !

Nous découvrons la force de nos fils dans les moments difficiles, ils avancent et nous aident à trouver le chemin lorsque nous sommes perdus ! Louis et Esteban nous facilitent bien les choses et ici nous les remercions. Nous sommes dans la petite ville de FOZ de IGUAZU (350000 habitants, c’est petit pour le Brésil 😊). Demain, nous allons découvrir les chutes d’eau mythiques de la cité ! L’excitation est à son comble. Ce sont les plus grandes chutes d’eau d’Amérique Latine, cela va être un grand moment du tour du monde !

Foz do Iguazu : les plus grandes chutes d’Amérique !

Situées au Nord-Est de l’Argentine, au cœur de la forêt tropicale à la frontière du Brésil et du Paraguay, “les chutes d’Iguazu” est un des plus beaux sites naturels au monde. Classées par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’Humanité, les cascades forment un demi-cercle de 2500 mètres de long, atteignant jusqu’à 80 mètres de hauteurs où l’eau se déverse dans un rugissement qui s’entend à plusieurs kilomètres.
Le spectacle qui se déploie sous nos yeux médusés est surréaliste. Nous contemplerons plusieurs heures une jungle tropicale verdoyante qui fourmille d’animaux. Nous sommes fascinés !

Enfin, nous escaladons les sentiers et les ponts suspendus qui dominent les chutes. Nous voilà arrosés par les majestueuses cascades !  Certes, nous aurions pu nous protéger avec nos manteaux de pluie mais la rencontre aurait été moins romantique, non ?

Les chutes d’Iguazu sont immanquablement l’un des sites les plus spectaculaires que l’on peut visiter en Argentine et au Brésil ! Tout au long de notre excursion, nous avons contemplé l’Argentine en face, pays qui n’a pu faire partie du programme.
Nous nous sommes imaginés la surprise des indiens Guaranis, lorsqu’ils ont découvert ces chutes au 16ème siècle. Si vous vous rendez un jour au Brésil ou en Argentine, les chutes d’Iguazu sont tout simplement incontournables !

Après quelques recherches, 3 grandes chutes d’eau sont comparables dans le monde. Les chutes d’Iguazu (en Amérique du Sud), les chutes Victoria (en Afrique, entre la Zambie et le Zimbabwe) et les chutes du Niagara (en Amérique du Nord, entre États-Unis et Canada). Dans un vote planétaire organisé par l’UNESCO, seules les chutes d’Iguazu ont été retenues. Les chutes d’Iguazu se trouvent ainsi dans le même classement final des 7 merveilles du monde version nature avec la Baie d’Halong (Viêtnam), l’Amazone (brésil), l’île Jeju de Komodo (Indonésie), la montagne de Table (Afrique du Sud). Il nous reste de nombreux lieux à découvrir !

Nous rentrons époustouflés par ce ballet de cascades et commençons déjà à préparer notre voyage vers Porto Alegre.

Porto Alegre: 1er forum social mondial en 2001 et ça continue 😊

Tout le monde a entendu parler de cette ville mythique qui a reçu le 1er forum social mondial à partir de 2001. Ce forum international réunit les organisations du monde entier sensibles à la cause altermondialiste (« Un autre monde est possible »). Traitant des principaux sujets de préoccupation de la société civile en rapport avec la mondialisation, cet événement se présente comme une alternative sociale au Forum économique mondial qui se déroule chaque année en janvier à Davos en Suisse. Avec 1,6 million d’habitants, c’est aussi la capitale de l’Etat de Rio Grande do Sul, grand comme plus de la moitié de la France.

Nous avons déambulé dans la ville sous un soleil radieux sur la corniche au bord du Rio Jacui. Un petit tour dans différents musées dont le musée d’art moderne et le mémorial de Rio Grande do Sul qui raconte l’histoire de la région. Le processus de création de Porto Alegre est le fait de l’installation successive d’éleveurs de bétail  (XIII siècle), de colons portugais des Açores (1752), d’esclaves africains, d’aventuriers et d’immigrants allemands, italiens et polonais (entre 1820 et 1890), entre autres nombreuses nationalités présentes, qui se sont appropriées les terres indigènes. Ce sont leurs croyances, légendes, habitudes, coutumes et technologies qui ont formé la mosaïque culturelle qui fait la Porto Alegre du XXI siècle.

Après quelques jours de repos, nous quittons la ville pour la campagne à Montenegro à 1 heure à l’intérieur des terres.

ECOCITRUS : le paradis des mandarines bio, biodynamiques et équitables

A Montenegro, tout le monde connaît Ecocitrus. Ce n’est pas seulement une coopérative de producteurs d’oranges et de mandarines, c’est une aventure humaine qui dure depuis plus de 20 ans autour de l’agriculture biologique et surtout biodynamique. C’est la seule coopérative au Brésil qui propose des jus d’orange et de mandarines biologiques versus les grandes exploitations d’agrumes du pays systématiquement traitées aux produits chimiques. Quel bonheur de goûter un bon pur jus de mandarine bio 😊. Les enfants ont beaucoup apprécié les visites !

Nous avons donc passé quelques jours avec les pionniers brésiliens dans le domaine.

Nous avons commencé par la récolte des mandarines vertes chez Ignacio. Pourquoi récolte-t-on des mandarines avant maturité (normalement mûres en juin) ? car Ecocitrus produit aussi dans son usine des huiles essentielles à partir du zest. Les enfants remarquent qu’ici contrairement aux producteurs du Guatemala ou du Honduras, ceux du Brésil possèdent des petits tracteurs pour les aider dans leurs activités ! et qu’ici 10 ha de terre, c’est le minimum pour survivre au Sud du Brésil. C’est avec entrain que nous cueillons une à une les mandarines, c’est ce qu’on appelle la cueillette sélective contrairement aux cueillettes intégrales des grandes exploitations. Chez Ecocitrus plutôt que le profit, on recherche donc bien la qualité du produit dans le respect le plus total de la nature.

Ignacio nous fait ensuite visiter sa maison pas comme les autres. C’est une sorte de maison bioclimatique en pierre naturelle intérieure et extérieure sans revêtement. Mais le plus intelligent, c’est le toit végétalisé. Toute la toiture est recouverte de 14 cm de terre en pelouse et fleurs. C’est comme une terrasse, on s’y installe pour boire notre jus de mandarine pendant un petit survol de l’édifice en drone.

Nous irons aussi visiter le site de Juao qui travaille en biodynamie depuis 25 ans. Dès l’entrée de la ferme, on observe les mixtures en préparation et le matériel. Les enfants posent beaucoup de questions car ce n’est pas courant. Ici, en soulevant le couvercle des bassines, on découvre les macérations : tiges et fleurs de prêles dans l’eau depuis 6 mois pour développer les champignons bénéfiques, plus loin mélange de terre, poudre de roches et bouses de vache. Puis on rentre dans une autre salle pour une séance de bio dynamisation. A l’aide d’un bâton suspendu à une poutre, Esteban malaxe de longues minutes. Ensuite, nous aiderons la femme de Juao à appliquer la mixture à l’aide d’un pinceau sur le bout des branches de mandariniers fraichement coupées pour éviter le développement de champignons indésirables au niveau de la partie découverte suite à l’élagage. Ils nous donneront beaucoup d’autres conseils pour la conduite en arboriculture 😊.

Dans des caisses, des os de têtes de vaches et des cornes attendent d’être employés lors de la prochaine séance collective qui se tient une fois par mois avec le groupe composé des producteurs des alentours. En effet, la biodynamie requiert de solides connaissances et de longues heures de préparations des mixtures. Aussi le groupe est essentiel et indispensable.

On a aussi beaucoup parlé avec Daniel, l’agronome de Ecocitrus passionné de biodynamie. C’est lui qui anime le groupe une fois par mois. Il nous a expliqué les actions à réaliser ou non en fonction des lunes ascendantes ou descendantes. Beaucoup d’informations donc mais à mettre en pratique surtout 😊.

Nous passerons du temps avec Martín, à la Casa do Atafona, à parler de l’histoire de la région. L’arbre généalogique est complet avec tous les descendants allemands. Ici, dans cette ferme permaculturelle, c’est l’agrotourisme et tout est fait pour accueillir le public pour les fins de semaines ou les mariages. Une vraie ferme d’autrefois avec toutes les installations rénovées dont la roue à eau qui alimente encore en électricité la ferme, les toboggans à eau sur bâches, la pêche, l’atelier de fabrication des fromages de vaches, le pressoir à canne à sucre,… La ferme est inscrite dans le circuit des saveurs et des savoirs de la région.

On finira le séjour par la visite de l’usine de production d’huiles essentielles de mandarines de Ecocitrus. Un grand tambour racle la peau des mandarines (zeste) entrainée par de l’eau froide traitée. Puis une centrifugeuse sépare l’huile essentielle de l’eau. Tout simplement ! Tout le processus est réalisé à froid. L’odeur agréable et enivrante est extrêmement prenante au nez et aux yeux. On repartira avec des échantillons de concentré à utiliser avec parcimonie en aromathérapie.

Une vidéo de notre expérience chez Ecocitrus sera bientôt en ligne !!!

Itapema, la station balnéaire pour un peu de repos

Bertin, l’ami et collègue de Stéphane a eu la gentillesse de nous prêter la maison de sa belle-famille située sur la plage d’Itapema avec vue sur l’océan Atlantique. Nous y avons passé un super moment et nous remercions chaleureusement Bertin !

Itapema est la municipalité de la région de Santa Catarina. La population y a connu la plus forte croissance entre 2001 et 2006. Et la croissance de la population est bien visible !! Des centaines et des centaines d’immeubles sont en construction partout. Lorsque nous sommes arrivés dans la nuit, on se croyait à New York. Une large avenue avec des milliers de grattes ciel éclairés, nous nous sommes sentis bien loin de nos campagnes adorées. Pour autant cette ville du littoral nord brésilien vaut le détour. Nous avons retrouvé enchanté l’océan que nous n’avions pas vu depuis le Costa Rica ! La localité d’Itapéma se situe sur une baie entourée des ramifications de la serra do Mar. Non loin subsistent encore des petits villages de pêcheurs qui maintiennent vivantes les traditions des colons açoriens qui peuplèrent la région. La culture açorienne reste présente dans le mode de vie des habitants de la localité, comme la pêche au filet selon la tradition (pesca-de-arrastão), moyen de subsistance d’une partie de la population.

Pour nous, Itapema sera aussi le temps de l’école pour Louis et Esteban. Quatre jours de devoirs et de révisions. Nous parlons peu de cette école à distance que nos enfants vivent depuis plusieurs mois. Pourtant cela occupe beaucoup de notre temps : leçon à réviser, devoir à réaliser, évaluations toutes les 3 semaines, évaluations que nous devons envoyer en France au professeur chargé de superviser la scolarité de nos fils. Nous avons dû nous improviser professeurs, exercice que nous trouvons bien difficile ! Certes nous suivons le programme scolaire classique, mais l’instruction de Louis et Esteban est largement guidée par leur curiosité, curiosité que nous tentons tant bien que mal d’exploiter via les musées, la culture et l’aventure !!

Nous étudions les sciences, l’art, l’histoire, la littérature et les mathématiques tant par nos expériences que par l’école à distance. Ainsi, le cursus scolaire avance aussi selon les destinations visitées. Par exemple en Amérique latine et plus précisément en Equateur, nous avons beaucoup exploré la thématique de la colonisation amérindienne. Certes Esteban avait une leçon sur Christophe Colomb mais il nous a semblé important de compléter cette leçon par un documentaire sur les invasions espagnole et portugaise si peu explorées par nos livres d’Histoire. Beaucoup d’expositions sur l’art pré-colombien lui ont permis de comprendre à quoi ressemblait la vie des indiens avant l’arrivée des colons. Finalement, l’école sur la route s’accorde bien avec le voyage. L’apprentissage repose sur le mouvement. Sans mouvement, la source d’apprentissage se tarit et enfants comme parents n’ont plus rien à faire. Cela demande par contre de ne pas voyager trop vite pour avoir le temps de découvrir, chercher, comprendre, rédiger et approfondir.

Avant de quittez la ville, nous avons fêté dignement les 42 ans d’Alexa dans un petit restaurant local en comité restreint :-).

São Paulo, mégalopole de 17 millions d’habitants

Voilà déjà que la fin de ce sublime voyage en Amérique latine se profile !! Sept mois de rencontres de découvertes, de joie, de peur, d’émotion, de contemplation. Nous avons vécu nos derniers moments sur le continent américain dans la sublime ville de São Paulo, la capitale économique du Brésil.

São Paulo est la plus grande ville du Brésil et de l’hémisphère sud. Elle est le centre financier et industriel du pays. La région métropolitaine de la ville compte près de 17 millions d’habitants ! Pour nous, la ville est incontournable par son envergure mais aussi par ses curiosités en grand nombre. Par curiosité, nous entendons que la ville fourmille de musées, certains possèdent des œuvres françaises et italiennes du 18ème siècle, alors évidemment nous avions envie de les découvrir ! La ville de São Paulo possède d’immenses jardins, des bijoux de verdure. Réputée en Amérique latine pour ses églises et sa cathédrale parmi les 5 plus grandes du monde, cette ville à l’occidentale nous a rappelé Paris avec sa célèbre avenue Paulista égale largement aux Champs Elysées ! São Paulo a tout d’une mégalopole occidentale, cela nous ramène doucement vers la France. Heureusement, la langue et l’ambiance latina nous rappellent que notre voyage n’est pas terminé.

Nous avions une journée pour faire le tour de la ville, c’est bien court et pourtant on a adoré ! La cathédrale de la place da Sé se situe dans le centre historique de la ville. Elle a été construite à l’époque coloniale. Imposante voire colossale, elle regroupe plusieurs bâtiments religieux qui accueillent régulièrement des processions. Monumentale, elle est le point central de São Paulo. En entrant dans la cathédrale métropolitaine, nous nous sommes sentis minuscules ! Inaugurée en 1954 à l’occasion de la commémoration du quadri centenaire de la création de la ville, l’achèvement de la cathédrale date de 1970. Les cinq nefs de cet édifice de style néogothique peuvent accueillir plus de 8000 fidèles. Elle mesure 111 mètres de long, comporte deux tours de 97 mètres de haut, et sa coupole magistrale est soutenue par 12 colonnes. Il est dit que son orgue d’origine italienne est le plus grand de toute l’Amérique Latine.

L’autre temps fort de la journée est la visite tant attendue du Musée d’Art de Sao Paulo ! Aujourd’hui, l’entrée est gratuite pour tous les visiteurs 😊 tant mieux !! sauf que du fait de la gratuité, la ville entière s’est donnée rendez-vous. Après 3 heures de queue à discuter avec la jeunesse brésilienne, cela valait vraiment le détour. Comme nous l’avons écrit plus haut, São Paulo est réputé pour sa scène culturelle. Le musée d’art de São Paulo (MASP) comporte la plus grande collection d’art occidental d’Amérique latine. Nous avons été surpris de retrouver un grand nombre d’œuvres françaises, pour ne pas les citer Degas, Renoir… c’est le plus grand musée que nous ayons visité en Amérique latine…plus de 8000 œuvres d’art d’une dizaine de pays nous attendait. Nous avons trouvé les œuvres d’artistes qui ont marqué leur époque, notamment celles de Goya, Greco et Manet. Nul besoin de plan pour visiter la collection permanente du MASP, étant donné que tout est dans la même salle. On peut se sentir quelque peu perdu dans cette « forêt » de toiles célèbres. Curieusement, être perdu ici semble plus agréable que dérangeant. Cette liberté ludique proposée par le musée nous a bien plu !

Dans la soirée, nous avons déambuler sur l’avenue Paulista sous la pluie. L’avenue qui brillait de 1000 feux était dominée par une immense tour Eiffel !?! Un grand voyage nous attend demain et les 13h de décalage horaire qui se profilent risquent bien de laisser des traces…alors allons nous coucher !

Voilà, fin du chapitre Amérique Latine après 7 mois de voyages et de rencontres autour d’une 20aine de projets de permaculture : 20 000 km de bus, train, bateau et surtout de marche à pied ! Mais ce n’est évidemment pas fini 🙂

Retrouver la suite de vos aventures en Australie dans le prochain épisode,

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La Permaculture Family

#20# PARAGUAY, au paradis du sucre bio et équitable !

#20# PARAGUAY, au paradis du sucre bio et équitable !

Le 25 mars 2019

#20# PARAGUAY, au paradis du sucre bio et équitable !

Santa Cruz de la Sierra : après 2 jours de repos et de divertissements, loin des agitations de cette ville lumière située sur le chemin de la cocaïne, il est temps de reprendre la route et pas n’importe laquelle, la fameuse route du Chaco !

La traversée du Chaco en bus : 1400 km en saison des pluies !
18 h : nous avons rendez-vous au terminal de bus de Santa Cruz de la Sierra (en Bolivie) avec la compagnie PYCASU (prononcé Pikachu), un nom qui nous a fait beaucoup rire lors de l’achat du ticket la veille mais on a vite déchanté au moment d’embarquer. Pour ce trajet de 22h, nous avions choisi un bus avec des sièges suffisamment inclinables…enfin c’est ce que nous avait vendu le guichetier…18h30 nous cherchons notre bus, le chef de gare nous indique le fond du parking…surprise 😊 le bus date des années 80 et porte les vestiges du temps comme le lino du couloir central (ou plutôt ce qu’il en reste !) creusé sur près d’un centimètre de profondeur, on voit presque le bitume. On préfère ne pas regarder le tableau de bord (voir photo). Mais le chauffeur et son assistant semblent confiants et portent les traits de l’expérience…alors c’est parti, le moteur gronde, le bolide s’élance…
Mais au fait où va-t-on ? Nous devons rejoindre Asuncion la capitale du Paraguay à 1400 km de là. Le voyage se partage en deux tronçons : 600km jusqu’à la frontière du Paraguay puis 800km côté Paraguay pour traversée le Chaco, un no man’s land de bush hostile.
Le premier tronçon de nuit ne s’est plutôt pas mal passé malgré les sièges inclinables à 10° seulement. 6h du matin, nous descendons au double poste frontière pour les formalités de sortie de Bolivie puis d’entrée au Paraguay dans le guichet d’à côté (c’est pratique 😊). Ça se passe sans encombre après une fouille des sacs plutôt clémente 😉 pour les familles contrairement aux backpackers solitaires qui subissent un interrogatoire en profondeur. Et oui, nous sommes sur la route de la drogue et en particulier de la cocaïne qui passe de la Bolivie au Brésil par des routes peu fréquentées.
C’est à partir de ce moment que le trajet se corse car la route du Paraguay n’est pas dans le même état que celle de la Bolivie…on alterne entre des tronçons tout neufs et d’autres de l’époque coloniale (!?!). On comprend désormais pourquoi les bus -double étages- n’empreintent pas cette voie et on comprendra encore davantage par la suite. On avance doucement mais sûrement. Il est midi, le bus s’arrête brutalement, de grands panneaux indiquent « fin de chantier » « déviation » :-(. La flèche indique une plaine inondée !?! Il pleut dans le Chaco depuis 2 semaines et la route en travaux est désormais entourée d’un lac artificiel sur 7 km !!! Alors le chauffeur du bus hésite de longues minutes…Doit-il s’engager ou pas ? D’autant plus qu’aucun autre véhicule ne nous a rejoint depuis 30 minutes. Finalement au bout de 45 minutes, on voit venir un grand bulldozer qui se fraie un chemin dans le lac…il n’est pas seul, en fait il tracte un gros 4X4 qui surfe derrière ! C’est là que l’on commence à imaginer notre sauvetage !!! Nous avons toutefois des doutes sur la durée car il faut parcourir 7 km dans l’eau boueuse sur un parcours semé d’embuches ! Il faut s’y résoudre, il n’y a pas d’autres solutions 😊.
Notre bus s’attache solidement au bulldozer à l’aide d’un gros câble. Tous les passagers inclus le chauffeur retiennent leur souffle. Allez hop, c’est parti, nous nous engouffrons dans la boue ☹. Le spectacle est insolite, le bus semble suivre les traces laisser par la machine. L’ambiance se détend et tout le monde regarde par les fenêtres….jusqu’à ce que le bulldozer s’arrête net ! Que se passe-t-il ? On ne voit pas bien car le niveau de l’eau dépasse le mètre maintenant. En fait, le bulldozer est prisonnier dans un trou et il vient même de perdre une roue ! Incroyable, on n’y croit pas ! Quel spectacle : les deux véhicules sont immobilisés dans plus d’un mètre d’eau boueuse qui montent dans les escaliers et les soutes du bus…on n’ose pas imaginer l’état de nos sacs à dos à la fin du voyage ☹. Le bus s’enfonce et penche beaucoup maintenant. Esteban commence à prendre peur car on imagine le pire…que le bus se couche sur le côté !!!
30 minutes plus tard, deux autres bulldozers et une grande pelleteuse viennent à notre rescousse. Les machines commencent à aménager une route parallèle avec des canaux de drainage…autant dire que ça a pris un peu de temps !!! Désormais, il faut les gros moyens. Après avoir dégagé le 1er bulldozer qui avait perdu sa roue, c’est maintenant les 2 nouveaux bulldozers qui s’attachent l’un à l’autre puis au bus pour le sortir de l’ornière…impossible ! Il faudra l’aide de la grande pelleteuse qui pousse derrière pour finalement sortir toutes les machines de ce fiasco !!! Nous parcourrons encore plusieurs kilomètres tractés par les deux bulldozers solidaires sans s’arrêter pour rejoindre la route « normale ». Oufff sauvez ! Durée de l’opération de sauvetage : 5h !!!

ici la vidéo du tractage du bus !

Nous atteindrons donc le terminal de bus de Asuncion dans la nuit vers 1h du matin au lieu de 17h ! Nous nous endormons bien éprouvés de cette aventure 😊. Le lendemain, après une courte visite de la capitale, nous partons vers le village de Arroyos y Esteros à 60 km.

Arroyos y Esteros, le paradis du sucre bio ET équitable !
C’est avec beaucoup d’émotions que Stéphane en particulier rentre dans ce village car il y a fait son stage de fin d’étude d’agronome tropicale en 2004, il y a 15 ans. Le village a beaucoup changé : 30 000 habitants au lieu de 5000 à l’époque !
Stéphane y avait accompagné une petite coopérative de 70 producteurs de canne à sucre biologique qui souhaitait obtenir la certification « commerce équitable » pour vendre leur sucre sur des marchés internationaux plus rémunérateurs. Cette coopérative s’appelle Manduvira. Elle existe toujours et se porte très bien. Avec ses 1000 producteurs de canne, Manduvira exporte 15 000 tonnes de sucre bio et équitable dans 27 pays sur les 5 continents ! En 2014, la coopérative réunit même 18 millions dollars pour se construire sa propre sucrerie au village, une première dans l’industrie mondiale du sucre où les producteurs de canne à sucre ne marchent pas sur les plates-bandes des industriels. Un projet osé et un pari réussi 😊.
Luis, le président et Andres, le gérant qui étaient déjà en poste en 2004, étaient très heureux de retrouver Stéphane et l’ont beaucoup remercié pour son appui à l’époque et pour son passage en famille 15 ans plus tard pour constater le succès exemplaire 😊. Manduvira profitera de notre présence pour faire quelques cérémonies d’inaugurations avec les producteurs et leurs enfants.
Lors de la visite de la gigantesque sucrerie qui est la fierté de Manduvira, les enfants ont été impressionnés par les grandes installations notamment la broyeuse à canne à sucre !

Le site s’étend sur 34 ha et Esteban a utilisé le drone pour en visiter une partie notamment l’usine de fabrication de biofertilisants à base de bagasse de canne à sucre et de microorganismes ! Tiens, tiens les revoilà ! Stéphane a beaucoup parlé avec Deiby, le responsable et Ada, l’agronome. La recherche avance et les résultats sont là. Les producteurs obtiennent jusqu’à +30% de rendement en utilisant les biofertilisants plutôt que les produits chimiques ! C’est mieux quand c’est plus sain 😊.

Durant ces quelques jours à Arroyos y Esteros, nous avons rendu visite à plusieurs familles de producteurs de canne à sucre qui cultivent aussi du sésame et des noix de macadamia !

Avant de quitter la ville, nous avons dîné chez Marcial et Lina, le couple chez qui logeait Stéphane pendant son stage en 2004. Deuxième séquence émotions !!!

Ciudad del Este
Après des adieux interminables, nous quittons Arroyos et Esteros pour Ciudad del Este à l’autre bout du pays. 5 heures de bus, un détour par la ville de Caacupé pour admirer sa magnifique basilique et nous voilà dans un autre monde, casi dans un autre pays. Ciudad del Este est une ville très commerciale, un des grands carrefours de l’Amérique du Sud !!! Des grandes tours avec des centaines de centres commerciaux…bien loin de la campagne paisible paraguayenne…

La suite de nos aventures au Brésil dans le prochain épisode,

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La Permaculture Family

La Gazette Centre Morbihan : le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family – le PEROU

La Gazette Centre Morbihan : le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family – le PEROU

Holà,
Le rendez-vous mensuel des aventures de la Permaculture Family dans La Gazette du Centre Morbihan (29.03.19).
Retour sur notre passage au Pérou en février dernier, des retrouvailles familiales au Machu Picchu !

Hasta pronto,
La Permaculture Family